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A lire pour suivre

Juillet 2005 : répression dans les campagnes

Juin 2005 : répression massive

Les Droits de l'Homme en Ethiopie

La liberté de la presse

Les fraudes électorales

Un reportage sur les lieux des tueries du 8 juin

Mes portraits de dissidents

Ils ont "lié" et fait suivre :

Amnesty Belgique

Sylvain Mandin

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Le blog de re-so

Ils ont répondu et nous lisent :

Reporters Sans Frontières France

RSF Afrique

Ethiopian Human Rights Council Support Support Group - Pays-Bas &

Association of Ethiopian Civic Movements  Contact: justiceforethiopians@yahoo.com

Ils s'en tapent !!!   :

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Jack Lang

DSK (sniff !)

Bernard Kouchner (re-sniff !)

Mais oui je  continuerai à voter à gauche ;-)

Son Excellence M. Stéphane Gompertz, ambassadeur de France à Addis et tous ses confrères

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Le blog d'une EX-expat ou la chronique déplaisante d'une dictature ordinaire.

 L'Ethiopie se débat toujours dans une tourmente post-électorale et l'EPRDF, parti au pouvoir, a annoncé sa victoire aux élections de mai 2005, victoire acquise par l'intimidation, le meurtre et la fraude.

Vous trouverez ici un rappel des événements, quelques infos sur la situation des Droits de l'Homme, la répression, la violence d'Etat, les assassinats de Mercato et les exactions d'un régime soutenu, dans l'indifférence générale, par les pays riches qui malgré, quelques vertueuses indignations de façade, préfèrent la stabilité politique à une démocratie bouillonnante.

Je vous suggère de consulter, avant de parcourir  les billets d'humeur au jour le jour, les catégories chronologie des événements et Ethiopie, quelques faits  et surtout mes portraits de dissidents, histoire de vous briefer sur la répression sanglante, les droits de l'Homme, la liberté de la presse, l'indépendance du National Electoral Board et les fraudes électorales.

 Une pétition en Français ! Un site-miroir chez Sylvain ! Un Addis Ferengi Ethioblog ! chez Nazret.com Dear Ethiopian readers, your visits make us happy and proud. Do not hesitate to leave a message.

Votez pour moi... enfin.... pour EUX !

Blog sélectionné dans Best of Blogs par Reporters sans Frontières récompensé par le Prix des internautes

Mardi 28 mars 2006
Over-blog a connu quelques difficultés récemment, ce qui explique le délai et puis, j'ai eu besoin de me remettre un brin de toutes ces émotions... ;-)

Ils sont fous ces Woyanes !

Mon petit blog n'a laissé personne indifférent finalement. Vous devez me féliciter pour avoir réussi à foutre le plus beau bordel diplomatique de la décennie à Addis mais surtout pour avoir rendu les psycho-killers encore plus fous et méchants récemment... une gageure.

Lorsque les organes de propagande gouvernementale révèlent votre soi-disant identité en ligne, contactent les ministères dont dépend votre mari, menacent sa carrière et vous abreuvent de menaces diverses et variées mais souvent mortelles, il est prudent de regagner ses pénates.

J'ai toujours su que ce moment viendrait, je me demandais simplement quand je passerais officiellement la ligne rouge - point nébuleux situé quelque part dans le cerveau brillant mais perturbé du premier ministre -, je l'ai franchie, je crois, en parlant des prisonniers politiques de Maeklawi. Il faut dire qu’ils avaient arrêté mes amis… alors…

Les Woyanes donc, travaillant en étroite collaboration avec une ambassade que je ne nomme toujours pas... publiquement - Désolée pour le petit couac de ce matin au fait, c'est réparé...- sont parvenus à me faire quitter le pays. J'aurais préféré un avis d'expulsion officiel pour le plaisir du scandale mais ils sont sournois... rien à faire...

Sachez d’ailleurs que l’ambassade française, la mienne donc, s’est comportée très élégamment… Elle !

Les "services secrets" du palais royal ont donc convoqué mon mari -eh oui, ils ne me parlent pas à moi, il y a encore beaucoup à faire pour la condition féminine en Ethiopie -. Un charmant monsieur, particulièrement souriant, lui assurant de toute sa sympathie lui a tranquillement expliqué qu'il était tout disposé à accuser sa femme de trafic de drogue pour la coller à l'ombre pendant quelques années. Le plan était tout prêt. Bridget Jones est passé récemment sur DSTV, le satellite local, d'où le coup de génie.

Je ne suis pas femme à m'affoler pour si peu mais l'événement a été l'occasion d'une explication conjugale orageuse au cours de laquelle me furent révélés bien des détails que j'ignorais sur les pressions subies par mon époux et ce depuis plusieurs mois.

J'aurais d'ailleurs mieux analysé la progression s'il m'avait correctement informée… mais nous en étions indéniablement à l'alerte rouge.

J'ai eu largement le temps d'étudier la psychologie des mes ennemis, rencontré trop de dissidents juste avant que le couperet ne tombe. Du premier avertissement à la dernière sommation, on a le temps de s’organiser avant la slave ultime.

J’avoue que je n’ai pas pris au sérieux les menaces d’emprisonnement mais j’ai couru pour ma vie, le poison étant une méthode éprouvée et une vieille tradition abyssinienne. J’ai un petit garçon qui a encore grand besoin de sa Maman.

J’ai donc rejoint la diaspora sans la moindre intention de m’amender et continuerai évidemment à vous informer tout en faisant un peu de lobbying. Bloguer n’est pas un délit même lorsqu’on est politiquement incorrecte. Je tâche donc de combler le retard dès demain. Je suis toujours en contact avec mes sources sur place évidemment.

Quant à la carrière de l’homme que j’aime, qui n’y est pour RIEN, je ne vous raconte même pas le tohu-bohu médiatique que je déclencherais si elle était effectivement menacée dans les prochains mois… et je n’en suis pas à mon coup d’essai. ;-)

Je suis fatiguée et triste bien sûr, ma famille me manque, j’ai le cœur brisé d’avoir laissé si vite mes chers, chers résistants éthiopiens, sans même les embrasser et tous les gens adorables qui ont partagé notre vie pendant plus de quatre ans… mais je vais me remettre.


Ferengix, emmerdeuse professionnelle et folle de rage
Par Nth - Publié dans : Chronologie des événements
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Samedi 25 mars 2006
Je suis saine et sauve dans une jolie petite ville où un Woyane (méchant éthiopien) se repère à trois kilomètres. Les gentils s'appellent Kinijit et Hibret entre autres.

Préparez-vous pour de nouveaux épisodes de Ferengix en Abyssinie.

J'ai simplement modéré les commentaires, pour éviter la désinformation.

Merci les amis, le temps de m'organiser... et je vous raconte.

Faites passer.

Diaspora Ferengi
Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Mardi 21 mars 2006
mais pourrait ne pas poster pendant les prochains jours.

Elle vous racontera maximum début de semaine prochaine.

Sinon lancez le plan Orsec !

Black Ninja
Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Dimanche 19 mars 2006
Ici, elle règne en maître alors qu'une bonne partie des prisonniers politiques détenus à la prison dite "Central Investigation Office" de Addis-Abeba achèvent leur troisième jour de grève de la faim.

Ce matin, leurs familles et amis n'ont pas été autorisés à les voir, ce qui aggrave encore leur inquiétude. Nous étions entre 2 et 300 à poireauter encore à l'heure de clôture des visites alors que nous nous étions tous levés tôt.

Dans le climat de terreur qui règne ici, personne n'a vraiment les moyens d'alerter la presse ou les organisations internationales militant pour les Droits de l'Homme et ces hommes (150 aux dernières nouvelles) souffrent dans une parfaite indifférence. Ils ne sont ni leaders, ni journalistes, justes prisonniers de conscience, leurs familles ne sont ni riches, ni influentes et beaucoup sont détenus en dépit du bon sens, puisque la Cour a ordonné leur libération.

Alors quelques mails, quelques forwards, quelques bouteilles à la mer sont les bienvenus... N'hésitez pas. Un visiteur a suggéré, avec sagesse, de vous baser sur le rapport d'observation des élections éthiopiennes de mai 2005, publié par la Communauté Européenne. Le rapport est téléchargeable en cliquant ici.

Parmi les dernières nouvelles et en vrac:

Un "commander" de milice, ces partisans du parti au pouvoir qui contrôlent la population en zone rurale a été assassiné, lundi dernier, à Ambo, région Oromia. Ce n'est pas la première fois que de telles nouvelles nous parviennent de rétribution et de vengeance. Celle-là a simplement le mérite d'être très précise, son corps a été amené au Menelik hospital de Addis pour autopsie.

Bien des ambassades mettent en garde leurs citoyens à l'occasion de la campagne de désobéissance civile qui commence lundi à l'appel de Tegbar League. On raconte même que les Britanniques sont devenus paranoïaques. L'école maternelle de l'ambassade serait fermée. Les Canadiens quant à eux découragent tout déplacement vers le sud du pays.

En effet, cette semaine a été pontuée de rumeurs, vite confirmées concernant:

  • des protestations de lycéens et écoliers à Awasa (chef-lieu de la région sud);
  • des soulèvements plus sérieux en zone Shakiso où les mines d'or du milliardaire saoudien -grand supporter du parti au pouvoir devant l'éternel et détenteur de monopoles jûteux-  Al-Amoudi ont été fermées pendant quelques jours.

La présence militaire aux alentours des lycées à Addis est toujours massive, le gouvernement est très nerveux à l'idée du tract qui circule un peu partout. Il prend des mesures draconiennes pour en limiter les effets. Ainsi:

  • Une résidente de Siddist Kilo (centre-ville) m'a rapporté qu'une nouvelle vague d'arrestations avait eu lieu dans ce quartier dans la nuit de vendredi à samedi;
  • Les fonctionnaires ont été prévenus. S'ils s'absentent ne serait-ce qu'une journée ce mois-ci.. Ils seront virés sans autre forme de procès.
  • Les passagers des bus à destination du reste du pays sont fouillés à chaque entrée principale. Il devient difficile de faire sortir les tracts.
  • L'EPRDF (1)  renforce son armée en râflant, au titre du service militaire obligatoire, le maximum de jeunes possible, dans tout le pays. Il les forme à ses méthodes brutales dans des camps retranchés avant de les envoyer contrôler la population des grandes villes du pays.

Rien de très réjouissant, n'est-ce pas ?... et j'ai l'intuition que le cauchemar n'est pas encore prêt de s'achever.

A propos, désolée de vous avoir négligés, j'ai été un peu malade et puis "busy with friendship matters"... puisque Ayele et Berhanu sont au nombre des grèvistes.

Addis Ferengi


(1) Parti au pouvoir, grand perdant des élections de Mai 2005 pourtant.

Ayele est emprisonné depuis 41 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 51 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Bien qu'ils soient accusés de "terrorisme"... la Cour a ordonné leur libération pour "manque de preuves" contre caution de 50€ chacun le 7 mars. Ils sont en grève de la fin depuis le 17 mars.

Voici la porte:



Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Mercredi 15 mars 2006
Ils sont au moins 150; 150 prisonniers politiques à Maikelawi, dite aussi "Central Investigation Office".

Parmi eux, au moins 19, dont mes amis Ayele et Berhanu, sont détenus illégalement après que la Cour ait ordonné leur libération sous caution... ou pas...

En voici une liste à jour:

Membres de la CUD officiellement libérés sous caution

Ayele Angelo
Berhanu Haile
Astatikew Sehsibe
Biru Rorisa
Guade Askanew
Lake Nigate
Yohanis Gebre Lemecha

Personnes suspectées d'appartenir à la CUD officiellement libérées

Fafa Gule
Mirisa Neme Daba (Etudiant)
Seni Tilahun
Tolera Awata Gemechu (Professeur)

Personnes suspectées d'appartenir à l'OLF officiellement libérées sous caution

Asefa Leta
Guteda Shube
Lakew G/Tsadisk
Captain Jembere
Kebede Bekele
Zeleke Kibebew
Getachew
Chala

Ces 150 prisonniers de conscience ont annoncé leur intention d'entamer une grève de la faim à compter de vendredi prochain.

J'ai mes sources à Maikelawi ;-), je vous tiendrai au courant.

Addis Ferengi

PS:
A lire aujourd'hui, IMPERATIVEMENT, le post précédent sur le rapport final d'observation des élections éthiopiennes de mai 2005 par l'Union Européenne.

Ayele est emprisonné depuis 37 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 47 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Bien qu'ils soient accusés de "terrorisme"... la Cour a ordonné leur libération pour "manque de preuves" contre caution de 50€ chacun le 7 mars.

Voici la porte:
Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Mardi 14 mars 2006
Il y avait un moment qu'on l'attendait !

En Septembre, une rumeur, bien vite confirmée, a circulé à Addis au sein de la communauté internationale, le rapport des observateurs des élections éthiopiennes de Mai 2005 ne serait pas publié, il était trop embarassant pour Meles Zenawi, qu'on avait décidé de soutenir.

De fait, Anna Gomez, chef de la mission d'observation se voyait refuser son visa d'entrée. Le Premier Ministre ne tarit pas d'insultes à son égard au point d'affirmer qu'elle est la responsable des tueries de Juin et de Novembre.

Ici, Anna... on l'appelle Gobez, la forte, l'intelligente, la courageuse.... et on l'adore. Enfin quand je dis on, je parle des Ethiopiens bien sûr... et de moi. Les Ferenj -étrangers-  l'ont massacrée joyeusement (1)...

Son obstination a payé et le rapport vient d'être rendu public à Strasbourg, signe assez infaillible que les derniers crédits européens dont disposait le dictateur préféré de nos gouvernements sont au plus bas.

Je ne suis pas parvenue à trouver la version française sur le net. Vous pouvez télécharger l'anglophone à l'adresse http://www.ethioforum.org/images/FinalReport.pdf

Malgré une mauvaise crêve qui diminue grandement mon potentiel intellectuel ...  je n'ai pu résister à quelques mauvaises traductions. Simplement parce que je me sens beaucoup mieux, juste à la lecture de:

Pendant la campagne électorale

"Nevertheless the opposition alleged widespread intimidation and arrests of its supporters. Often, intimidation in the rural areas included threats with land dispossession and deprivation of fertilizers or food assistance. The EU EOM was not able, for logistical reasons, to verify all these allegations, but could confirm most cases that it looked into. For example, observers confirmed arrests and imprisonment of CUD candidates in Debre Tabor/Gonder, in Betucha Angalo/Oromia and in Addis Ababa. In Gambela, 52 supporters of independent candidates were arrested under the charge of ‘hooliganism’. In Gebre Guracha/Oromia 12 supporters of the opposition ONC were imprisoned. The EU EOM recorded no arrests of EPRDF supporters for campaing offense."

"L'opposition a cependant dénoncé des cas répandus d'intimidation et d'arrestation de ses partisans. En zone rurale,  ces tentatives d'intimidation se traduisaient par des menaces d'expulsion de leurs terres, de privation de fertilisants ou d'aide alimentaire. Pour des raisons logistiques, la mission n'a pu vérifier l'ensemble de ces allégations mais peut en confirmer certaines. Ainsi, des candidats de la CUD ont bien été arrêtés à Debre Tabor/Gondar, Betucha Aangalo/Oromia et à Addis Abeba. A Gambela, 52 partisans de candidats indépendants ont été incarcérés et accusés de "hooliganisme". A Gebre Guracha/Oromia, 12 supporters de l'ONC ont été emprisonnés. La mission n'a enregistré aucune occurence d'arrestations de partisans de l'EPRDF au titre de délits commis au cours d'une campagne électorale."

Le jour des élections

"Across the country, almost all EU observers received reports from opposition party  representatives alleging intimidation of their supporters and candidates by government or EPRDF representatives, including threats against their lives, beatings, presence of militia, arrests, etc. In some cases observers were given detailed accounts by persons who alleged that they were victims of intimidation, including violence. Some 20 per cent of EU LTOs spoke to election officials who reported that they were fearful of negative reactions against them if the EPRDF did not win in their area. As many of the officials held government jobs, they were particularly concerned about their professional future. In a few cases, in areas where opposition won, they expressed fear for their lives, because they felt they would be held responsible for the results."

"Dans tout le pays, presque tous les observateurs ont rapporté les propos des  partis d'opposition, affirmant que leurs partisans et candidats étaient intimidés par le parti au pouvoir et que ces tentatives d'intimidation se traduisaient par des menaces de mort, des passages à tabac, la présence de milices (à proximité des urnes). 20% des observateurs rapportent que les responsables des élections craignaient des représailles de la part de l'EPRDF si ce dernier ne l'emportait pas dans leur circonscription. En tant que fonctionnaires, ils étaient particulièrement inquiets pour leur futur professionnel. Dans quelques cas, dans des zones où l'opposition l'emportait, ils ont exprimé des craintes pour leur vie, considérant qu'ils seraient tenus pour responsables du résultat."

Après  les élections

"On 5 June, incidents started at the University of Addis Ababa and spread, the next day, to other parts of town. According to the Police, on 6 June, 520 students were arrested in the campus and more than 50 “vagrants” were arrested elsewhere. On 7 June, army, police and armed militia trucks patrolled the city streets day and night. On 8 June, demonstrations took place in Addis Ababa in which the security forces killed at least 36 persons. (...) Following the demonstration and killing of demonstrators, the government conducted a wave of arrests, some directly connected to the demonstration, others without any obvious connection. The exact numbers are controversial and cannot be ascertained in absence of official figures, but were in the thousands. In late June, Federal Police stated that 3,132 people were held at one prison (Ziway, near Addis Ababa), of which 2,665 would be released. High school children were among those detained, some of whom informed the EU EOM Chief Observer that they had been picked up at their homes late at night."

"Le 5 Juin, des incidents éclatèrent à l'université de Addis-Abeba et se propagèrent, le lendemain, dans d'autres parties de la ville. D'après la Police, 526 étudiants furent arrêtés le 6 Juin ainsi que plus de 50 "vagabonds". Le 7, l'armée, la police et des milices armées patrouillaient nuit et jour dans des véhicules blindés. Le 8, les forces de sécurité réprimaient des manifestations et causaient la mort d'au moins 36 personnes. (...) Suite à ces manifestations et tueries, le gouvernement lança une vague d'arrestations, certaines directement liées aux faits, d'autres sans rapport évident. Le nombre de personnes arrêtées est soumis à controverse en l'absence de chiffres officiels. Fin Juin, le gouvernement affirmait que 3 132 personnes étaient detenues au seul camp de Zwaye dont 2 665 seraient relâchées prochainement. Des lycéens figuraient au nombre des détenus dont certains ont raconté au chef de mission qu'ils avaient été râflés à leur domicile, au milieu de la nuit."

Les investigations sur les fraudes électorales

"The complaints investigation process took place in the context of serious violations of human rights and freedoms, namely of opposition leaders and suspected supporters. This undermined the opposition’s ability to participate effectively in the process, independently of their competence to argue their case: material evidence was unobtainable because detained or fearful witnesses were unable to testify and, in one case, an important witness was killed. The climate of threats and intimidation was maintained throughout the complaints investigation process. EU EOM observers reported cases, where militia, police or armed forces were present around the location of the hearings. Also opposition witnesses were arrested before or after they testified in front of the panel, and many witnesses or opposition supporters reported to the observers that they were threatened in various ways, as it happened in Albuko and Eteya constituencies."

"Le processus d'investigation des fraudes électorales s'est déroulé dans un contexte de sérieuses violations des Droits de l'Homme et des Libertés des chefs de l'opposition et de leurs partisans. Ceci a sérieusement grevé leur capacité à participer activement au processus, indépendamment des moyens dont ils disposaient pour défendre leur position: la production de preuves dépendait de témoins incarcérés ou effrayés. Dans un cas, un témoin important fut assassiné. Ce climat de menaces et d'intimidation a caractérisé l'ensemble du processus. Les observateurs de l'Union Européenne ont rapporté la présence de miliciens, de policiers ou de forces armés à proximité de l'endroit où se déroulaient les audiences. Certains partisans de l'opposition ont été arrêtés avant de pouvoir témoigner ou juste après, beaucoup ont affirmé avoir été menacés de différentes façons, notamment à Albuku et Eteya."

... Ces quelques extraits fort passablement traduits ne sont que des "best-off", je vous recommande la lecture de l'ensemble. Le rapport est en dessous de la réalité bien sûr, c'est un rapport professionnel...



Avant de vous quitter, une fois n'est pas coutume ;-)

J'ai une gueulante personnelle à pousser...  Je me suis faite insulter par des Français... Je veux dire, j'estime qu'il est compréhensible de recevoir des réactions violentes lorsqu'on prend position sur des sujets sensibles, la dictature en Ethiopie par exemple. Je tolère volontiers quelques explosions de haine de la part des partisans de l'EPRDF en Ethio-blog, les pauvres défendent leur bifteak... mais de la part de Français... MERDE et qu'on se le dise !

Re-situons le contexte:  le rapport de l'Union Européenne sort avec au moins 6 mois de retard parce que nos gouvernements et nos ambassades ont voulu sauver la mise à un parti corrompu et sanguinaire.

Entre temps, des centaines d'Ethiopiens au moins ont été assassinés, des milliers emprisonnés et les leaders de l'opposition risquent la peine de mort.

A Addis, où je vis, des exemplaires plus ou moins répugnants de diverses nationalités m'ont expliqué, sentencieux... en long, en large et en travers... que:

"Meles était là pour encore 5 ans parce que les Etats-Unis en avaient décidé ainsi"
"Finalement ces gens étaient tout juste sortis du Moyen-Age et que la démocratie était le dernier de leurs besoins immédiats"
"Que c'était normal, c'était l'Afrique, c'était comme çà partout, donc il n'y avait aucune raison de s'énerver"

Je vous passe volontairement les menaces voilées et les propos les plus racistes.

Maintenant, m'entendre dire par les mêmes ou peu s'en faut...au milieu d'attaques personnelles intolérables... qu'eux au moins, en retapant le plafond de trois écoles, en se sentant exister à travers trois "bonnes oeuvres" hypothétiques... ont VRAIMENT contribué au bien-être de ce pays, sachant qu'il y a un peu plus de 10 mois maintenant qu'ils ferment leurs gueules sur les violations quotidiennes des Droits de l'Homme au motif que les partis d'opposition seront pires....

Maintenant donc, entendre ce genre d'âneries me gonfle. Je suggère aux vieux coloniaux racistes de rejoindre leur banlieue.

Je trouve décidément que l'idée de quelques militants de Tegbar de repeindre leurs bagnoles à coup de croix gammées est excellente même si les Ethiopiens sont trop bien élevés et hospitaliers pour le faire en vrai... Ils devraient!

Je persiste et signe... et bon vent !

Addis Ferengi

(1) Je sais ! Je suis une Ferenj.

Ayele est emprisonné depuis 36 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 46 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Bien qu'ils soient accusés de "terrorisme"... la Cour a ordonné leur libération pour "manque de preuves" contre caution de 50€ chacun le 7 mars.

Voici la porte:

Par Nth - Publié dans : Chronologie des événements
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Samedi 11 mars 2006
ou quand les forces de répression ne respectent même pas leur Justice d'opérette.

Si Frezer a été libérée Jeudi... l'entretien de Meles Zenawi avec le Comité de Protection des Journalistes n'y est pas sans doute pas étranger, mes deux amis, plus ordinaires officiellement "libérés sous caution" mardi dernier vont passer un autre week-end en prison.

Ayele et Berhanu sont détenus ilégalement au "Central Investigation Office" et à en juger par cette petite note, sortie en contrebande de la prison, début Février, ils ne sont pas les seuls. Vous pouvez lire le post précédent et leurs portraits en cliquant sur leurs noms.

Les affrontements entre lycéens et militaires sont quotidiens. Les plus sérieux ont eu lieu Jeudi dernier à Addis-Abeba et Dessie (région amhara). La présence massive des tueurs en bleu dans la capitale constituait à elle seule une provocation au jet de pierres.

Mes informateurs m'ont signalé un clash à Kazanchis (Addis) hier ainsi qu'à Jinki (Oromia region).

Le scénario est invariable, les jeunes chantent et beuglent des slogans exigeant la libération des prisonniers politiques et de leurs leaders. Les fédéraux débarquent  et se prennent quelques cailloux avant de contrôler rapidement la situation en tabassant, arrêtant et parfois... en tirant dans le tas. Seuls quelques médias ethiopiens basés à l'étranger en font état. Pourtant, ici, tout le monde le sait...

Il ne nous reste qu'à croiser les doigts en espérant que les crédits accordés par nos pays occidentaux à un régime sanguinaire continuent à s'amenuiser voire à se tarir. Lorsqu'il n'y aura plus d'argent, il n'y aura plus d'armée... lorsqu'il n'y aura plus d'armée... on dansera de soulagement dans les rues... j'en serai.

Addis Ferengi

Et on continue !!!!!!!............

Ayele est emprisonné depuis 34 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 44 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Bien qu'ils soient accusés de "terrorisme"... la Cour a ordonné leur libération pour "manque de preuves" contre caution de 50€ chacun le 7 mars.

Voici la porte:
Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Mercredi 8 mars 2006
J'étais dans la cour du Tribunal hier et étais si heureuse pour les familles de mes trois amis... Frezer, Berhanu et Ayele. Le juge a ordonné leur relaxe pour faute de preuves tout en les condammant à verser chacun une caution de 600 Birr (50€). La Justice éthiopienne est un théâtre de l'absurde digne de Ionesco, Pinter et Beckett. Un "happy end" y est  donc tout à fait improbable.

Les trois "terroristes", coupables en fait d'appartenir à l'opposition, ont passé une autre nuit derrière les barreaux. Les papiers sont en ordre, la caution payée mais la porte demeure obstinément close... Je suis en contact avec leurs proches qui me préviendront si la Police Fédérale -une bande de gansters- se décidait à obéir aux injonctions de tribunaux d'opérette.

Alors on continue:

Ayele est emprisonné depuis 31 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 41 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Frezer, enceinte de quatre mois, est emprisonnée depuis 41 jours, elle n'est coupable de rien et inculpée de "que dalle!"

Bien qu'ils soient accusés de "terrorisme"... la Cour a ordonné leur libération pour "manque de preuves" contre caution de 50€ chacun le 7 mars.

Voici la porte:

Lycées et écoles: La situation a repris un semblant de normalité. Les élèves ont repris le chemin des bahuts qui paraissaient désertés lundi, la Police Fédarale aussi, une dizaine d'hommes armés se planquent à proximité des établissements les plus sensibles. Ils ont adopté une nouvele stratégie. Lorsque les chants retentissent, ils envahissent l'école, font s'asseoir ou s'agenouiller tout le monde en distribuant quelques coups de matraques et imposent aux jeunes des brimades diverses: rester immobiles tout en fixant la lumière du soleil, exécuter quelques "exercices" physiques. Je serais étonnée que la semaine s'achève sans nouveaux incidents.

Bombes et pétards: C'est la ènième fois que des explosions retentissent à Addis, faisant plus de peur que de mal et cette fois Reuters réagit alors que la mort d'un lycéen laisse les agences de presse profondément indifférentes. L'opinion générale est que c'est le gouvernement qui pose lui-même les bombes, pour justifier la répression et la condamnation des responsables de l'opposition emprisonnés. Je la partage. Si des Fredom Fighters devaient frapper, ils choisiraient d'autres cibles -non civiles- et feraient plus de dégâts.

Les rumeurs affirmant que le parti au pouvoir est fauché sont répétées et cohérentes. Il ne pourra se maintenir longtemps sans l'appui budgétaire des pays occidentaux mais gaffe... les plus réactionnaires de nos dirigeants pourraient bien le lui accorder.

Pourtant, les "safety nets" (1)  ont été utilisés pour payer le lavage de cerveau national intitulé "Démocratie Révolutionnaire" (sic!) et les écrans liquides que Big Brother utilise pour s'adresser aux lycées et écoles ont été payés avec vos sous, chers contribuables...

Après on s'étonne que je me fâche ;-)

A très bientôt

Addis Ferengi


(1) Safety nets : Fonds de la Communauté Européenne notamment, destinés à lutter contre l'insécurité alimentaire.

Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Lundi 6 mars 2006
Des hommes et femmes ordinaires mais particulièrement courageux s'organisent ici. Des mots jusqu'alors absents du vocabulaire font leur apparition. On parle de cellule, de réseau, de pseudonymes et de mots de passe. Nécessité fait loi et bien qu'internet soit encore réservé à une petite élite -le coût d'un ordinateur est prohibitif-, des tas de gens pas très riches se forment sur le tas, envahissent les cyber-cafés, apprennent à envoyer des mails, à masquer leurs traces, virer les cookies etc.

A Addis, il ne s'agit pas de combat armé mais de résistance pacifiqueTegbar League lance une campagne de désobéissance civile du 20 au 25 mars prochain. Ses membres et sympathisants sur place créent donc de petites cellules de trois ou quatre, en lien avec la diaspora qui les finance pour distribuer les feuilles volantes et préparer des actions éclairs.

Il est question de tagger les routes, murs et voitures des étrangers, de bloquer la circulation, les bus et voitures gouvernementales. Le brain-storming est en cours.

S'il est difficile de prévoir le succès de l'initiative, une chose est claire, arrêtez-en un, il s'en lèvera dix et Dieu sait s'ils en arrêtent !.....

Cette petite note m'est parvenue avec trois semaines de retard de la prison dite "Central Investigation Office". Désormais, nous communiquons par ce moyen rudimentaire, des petits bouts de papier pliés en huit qu'on se passe sous le manteau. Les téléphones portables ne sont pas fiables et les SMS interdits depuis belle lurette.

Voici donc quelques nouvelles des prisonniers politiques et de leur situation:

Membres de la CUD - Principal parti d'opposition

Yohanis Gebre Lemecha
Astatikew Sehsibe
Guade Askanew
Lake Nigate
Biru Rorisa

Personnes suspectées d'appartenir à la CUD

Mirisa Neme Daba (étudiant)
Tolera Awata Gemechu (professeur)
Seni Tilahun
Fafa Gule

... étaient toujours détenus sans charge au moment de la rédaction du document, bien que la Cour ait ordonné leur relaxe pour manque de preuves.

Personnes suspectées d'appartenir à L'OLF - Front de Libération de l'Oromia

Asefa Leta
Guteda Shube
Lakew G/Tsadisk
Captain Jembere
Kebede Bekele
Zeleke Kibebew
Getachew
Chala

… étaient toujours détenus sans charge bien que la Cour ait ordonné leur libération sous caution.

D'autres prisonniers sont en détention provisoire pendant les soi-disant "enquêtes" de la politice fédérale et sont tabassés et torturés. Ato Asfaw Waletagi pouvait à peine se mouvoir. Ato Lakew G/Tsadiki a la jambe gauche cassée.

Masha-Teppi, zone Shaka: Une source locale affirme que 278 membres de la CUD sont détenus sans charges et sans convocation au Tribunal depuis plus de trois mois.

Qunat aux rumeurs... elles se précisent... Le combat armé s'intensifierait en région Amhara et les paysans se rebelleraient. Très probable selon certains de mes interlocuteurs.

Le gouvernement aurait de plus en plus de mal à payer son armée. C'est d'autant plus crédible qu'ici le support budgétaire n'arrive plus. Je doute d'ailleurs qu'il  reprenne puisque qu'un jeune autrichien s'est fait tirer dessus hier à Old Airport, pendant son jogging près d'une base militaire. L'ambassadrice parle d'incident et d'accident (1) ... mais ici, on sait ce qu'il en est. Les pauvres types tirent à vue, on ne leur enseigné que çà.... mais tirer sur des Ferenj, c'était l'erreur à ne pas commettre. Gageons que cela va réveiller les plus assoupis.

Les lycéens boudent leurs cours et on les comprend, j'irai  voir aujourd'hui ce qu'il en est. Lorsqu'on ne leur tire pas dessus pour avoir chanté quelques slogans, on les tabasse ou soumet à des brimades diverses comme de rester accroupis des heures la tête tournée vers le soleil.

A bientôt

Addis Ferengi

Le coin de l'amitié

Ayele est emprisonné depuis 29 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 39 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Frezer, enceinte de quatre mois, est emprisonnée depuis 39 jours, elle n'est coupable de rien et inculpée de "que dalle!"

Voici la porte:

(1) Franchement, j'espère que mes amis, quand ils prendront le pouvoir, la colleront, elle et certains de ses confrères, ainsi que membres de leur personnel, dans le premier avion. Vous pouvez compter sur moi pour rédiger une liste.

Par Nth - Publié dans : Addis (et ailleurs) au jour le jour
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Jeudi 2 mars 2006
Hier, 1er mars, les protestations lycéennes à Addis ont pris une ampleur exceptionnelle.

Menen, Menelik, Bole High School, Kokobe Tsihiba, Black Lion, Mediahnlem ou Patriots School sont des termes qui ne vous disent pas grand-chose mais des troubles sont confirmés dans au moins une douzaine d'établissements auxquels il faut ajouter certaines Elementary Schools.

Dans ce cas, les jeunes gens hurlent et chantent des slogans pour commencer à balancer des pierres dès l'arrivée de la police fédérale. Les tueurs sont déguisés en policiers municipaux mais ne trompent personne. Leur présence dans les rues était massive hier.

Addis est une très grande ville et les informations me parviennent parfois incomplètes mais jamais erronées. Le mouvement spontané a embrasé toute la capitale. Des coups de feu ont été signalés et on déplore au moins un mort... beaucoup plus si vous voulez mon avis... mais cette fois un courageux anonyme a pris une photo.

Pas un mot des correspondants des grandes agences de presse ici, ni RFI, ni l'AFP, ni la BBC, Reuters ou l'AP ne jugent l'information digne d'intérêt. Il est parfaitement exact que la publier équivaudrait à un avis d'expulsion immédiate mais je me demande ce qu'ils attendent. Ils seront tellement plus utiles ailleurs... en safari au Kenya par exemple. Au moins, on aurait de belles images...

De mon côté, j'assumais quelques devoirs maternels mais j'ai fait un tour.

Je peux vous confirmer que certains lycées étaient fermés dans l'après-midi mais que des fédéraux armés  veillaient toujours au grain comme à Menen, ci-dessous:














Les bérêts rouges, des tueurs, sont partout. Ceux-là rejoignaient leur caserne, auprès de l'ambassade italienne. Après, les Ritals diront qu'ils ne savaient rien?????











A Kokobe Tsihiba, j'ai une petite soeur... Elle a raconté à ses grands frères, bouleversés que ses camarades avaient commencé à chanter et hurler vers 10h30, à la pause casse-croûte... Les Feds ont investi l'école, chassé les pisseuses à coup de matraques et gardé les mecs... les vrais... 15 ans de moyenne d'âge... et encore. Ils y étaient toujours à 17h15 lorsque je suis rentrée chez moi et des parents angoissés attendaient de l'autre côté de la rue. J'ai croqué une Maman, à côté d'elle, une autre, accroupie, pleurait doucement... Je crois que je vous l'ai dit: je suis une Maman, moi aussi.

















Les brutes se planquaient tout près, dans l'ombre, prêts à tirer sur des... Mamans? Il paraît qu'à Ayer Tena, ils ont collé à l'une d'entre elles une balle dans le ventre. Radio-Addis dit çà, si ce n'est pas vrai... je le saurai... j'ai des potes là-bas... si çà l'est, je l'écrirai. Je crois que çà l'est.












Si l'ambassade des Etats-Unis, les meilleurs supporters du régime en place toute catégorie... s'est donnée la peine de prévenir ses citoyens... Je n'ai rien entendu de la part de la mienne ou de celle de mon mari. Quant à dénoncer le meurtre de jeunes gens.... n'y songez pas! ce n'est pas diplomatique... Après quand je traite les fonctionnaires des "colonies" de nains visqueux... non en général, je dis nains... visqueux... c'est nouveau... ;-) On me répond que je suis VRAIMENT PAS GENTILLE, que je prêche la violence et soutient les extrêmistes alors que nos remarquables représentants prêchent une résolution pacifique du conflit. A ma connaissance, la France soutient Meles Zenawi contre la Communauté Européenne et s'oppose au retrait du support budgétaire. (sic!)

Alors non, je ne suis pas gentille... et je ne vous répondrai plus.

A ce propos, s'il m'arrivait un pépin et que l'ambassade de France, outrée et bouleversée, affirmait n'avoir jamais rien su de mon existence et de mes activités, je vous affirme dès maintenant... qu'ils seraient de gros menteurs. Bien qu'ils n'aient jamais répondu à l'envoi de notre pétition, Addis Ferengi est connue comme le loup blanc.

Ceci dit, je continuerai à appliquer une règle simple, le mieux, quand on a besoin de l'aide des fonctionnaires des Tropiques... c'est encore de ne pas la leur demander. On est sûr d'être bien servi.

Nous n'avons décidément pas les mêmes valeurs...

Addis Ferengi

Le coin de l'amitié

Ayele est emprisonné depuis 25 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Berhanu est emprisonné depuis 35 jours, il n'est coupable de rien et inculpé de "que dalle!"

Frezer, enceinte de quatre mois, est emprisonnée depuis 35 jours, elle n'est coupable de rien et inculpée de "que dalle!"

Voici la porte:

Par Nth - Publié dans : Chronologie des événements
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J'ai quitté l'Ethiopie le 24 mars et plutôt en vitesse... sous la pression intense du gouvernement, largement épaulé par une ambassade que je ne nomme toujours pas mais qui ne perd rien pour attendre ;-), pas la française évidemment.

Les visiteurs peuvent me joindre à l'adresse  : addisferenji@hotmail.fr

et continuer à signer notre pétition en français (petition : see English translation)



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